Mots en Loire

mardi 23 mai 2017

Le chaos

chaos

Un peu de pluie fraîche entre les doigts,
un souffle de vent dans le cœur,
mi tiède,
mi sage,
presque léger.
Peu bavard.

La vie est là,
éternellement fragile.
A peine agacée dans l’air
où tout bouge en un désordre
prémédité.

Ballet fugace de Dame nature,
toute étonnée de nous voir tout froisser,
d’une main innocente.
Maladroite.

Et dans ce chaos apparu,
naît une gracile
beauté
qui nous porte,
les yeux ouverts,
vers un demain
garni d’espoir…

Posté par letienne à 22:07 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


dimanche 21 mai 2017

La sagesse

Il y a la sagesse qui s’aiguise à l’orée du doute,
Épuise ma paresse au bout de la route.
Je cours vers l’horizon indigo
Où s’allongent des brumes fines, éclaboussée de nuit.

nuit 2

Il y a le soleil de ton cœur qui retire ses sabots,
Attend le soir pour se glisser dans mon espoir.
Tu sais me bercer pour faire taire ma peur du noir.

nuit 1

Remontons la couverture en laine d’étoile
Pour recouvrir nos épaules sans voile
Avant que nos rêves ne se soient enfuis…

 

Posté par letienne à 19:14 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 18 mai 2017

La pluie

Dans le cœur du jour grisé de mollesse froide,
se glisse une pluie continue.

Elle lessive une lumière pâlissante,
sans un mot doux,
sans un regard …

parapluie pluie

Le ciel s’habille de nuit,
sous une chape épaisse et basse,
le roublard.

Il fait monter en nous un sommeil rugueux,
un engourdissement ténu.

Il fallait de la pluie,
elle est venue aujourd'hui…

Posté par letienne à 18:56 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 11 mai 2017

Au bord du Changeon...

Voilà l’eau qui file sous le ciel élégant,

changeon 1

Chante de sa voix fine les heures claires
qui scintillent au cœur du printemps.

changeon 2

Le vent est léger, nonchalant,
en quête d’un petit quelque chose de doux, de calme.

changeon 3

Il porte la conversation des oiseaux
sur le bord du miroir paisible qu’est le Changeon.

changeon 4

Il nous amuse de ses silences emmêlés,
bouscule notre gourmandise de petits bonheurs impalpables.

changeon 5

Et le soleil borde ton rire d’une dentelle dorée…

Balade sur le bord du Changeon à Bourgueil, 8 mai 2017

 

Posté par letienne à 21:48 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 9 mai 2017

Au bord de l'eau, à Azay le Rideau

Se poser comme une ombre discrète
appuyée sur le tronc d’un arbre
au bord de la rivière.

banc

Respirer l’air léger,
il ondule sur le ventre de l’eau
pendant que des poissons malicieux
ferment les yeux.

Regarder la valse tendre de la verdure.
Elle nous parle enfin d’un demain malin
dans le creux de tes mains.

l'eau

Ecouter le chant puissant de l’eau.
Elle égrène le temps fuyant,
se dérobe en bouillonnant.

iris

Le jour devient sauvage.
A nous d’être heureux,
tout simplement.

Posté par letienne à 22:04 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,


mercredi 3 mai 2017

Esquisse blanche d'un printemps bien gris...

Esquisse blanche d’un printemps bien gris,
le jour s’échappe de la nuit sans bruit.
Le matin se frotte les mains,
troubadour encore engourdi.

blanche

Le vent fouette le visage, pique le nez,
le ciel fronce les sourcils mais rien n’y fait.

amelanchier

Ce jour sans lumière, grognon,
sème un peu partout, ses frêles soupirs,
petites tâches frissonnantes
perchées dans les branches des arbres.

 

Posté par letienne à 20:52 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 1 mai 2017

La nuit...

Chauds, beaux,
Les jours se sèment

Au grès du temps,
Comme des absences
Lumineuses.

DSC_0035 h

Ils claquent
Au vent,
Etendards
Rêvés,
Un peu farfelus.

Je souris et tu ris,
Sous le soleil
Malicieux,
Même pas voilé,
En attente de détente.

Le soir venu
Tu m’enchantes,
Mi transparente,
Mi amusante…
Je ris et tu souris !

La nuit est là,
Pour blanchir
De fraîcheur
Le bleu refuge
De tes bras !

La nuit…

 

Posté par letienne à 20:32 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

samedi 29 avril 2017

Faire s'enfuir les macabres apôtres...

Voyageur ébloui par les silences, la nuit ;
Au fil du jour rugueux, étourdi de sommeil ;
Drapés d’un lourd effroi et pourtant indécis ;
Silencieux et affolé, tout tremblant, je veille.

C’est une nuit de peur, loin des matins heureux.
Une nuit épreuve comme beaucoup d’autres,
Où le cœur se serre car c’est une nuit de gueux.
Il faut faire s’enfuir les macabres apôtres…

Faire taire leurs longs discours au goût de duel,
Leurs bavardages gorgés de haine et de fiel,
Construire autre chose avec au centre la vie.

Les heures bleues traînent, le jour à venir peine.
L’un ou l’autre… Et voilà la vie incertaine !
De la théorie du choix je ne suis pas l’ami…

7779085199_un-detail-du-tableau-la-liberte-guidant-le-peuple-peint-par-eugene-delacroix

 

Posté par letienne à 20:47 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

mercredi 26 avril 2017

Regarde...

Regarde le temps, il musarde puis s’enfuit.
Dans son sillage sa ribambelle de nuits…

13615336_1035337126535407_668705216296526083_n

C’est une évidence, il ne nous attend plus.
Ni lent, ni prompt, mais déjà hors de vue.
Il s’amuse fort de nos épars cheveux blancs
Ris des rides qui se creusent sournoisement.

Le temps dépensé ensemble c’est de l’amour.
Même si pour toi souvent ce n’est pas toujours.
Parfois fragile dans la pluie, le vent violent,
C’est toi et moi, deux cœurs encore hésitants.

9d63cf24cdf7c5977fc5d79f99313b0c

Regarde le temps s’attarde dans notre lit
Perdu dans l’affolant mouvement de la vie…

Photos empruntées au net.

Posté par letienne à 20:42 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 25 avril 2017

L'avenir?

 

DSC_0039 copie

 

L’air éblouit, caresse la nuit au-delà des songes lointains.
Il traine, dans le vent fatigué, des bouts d’illusions éparpillées.
Les regards sont froids.
Les discours sont vides.
Des promeneurs s’oublient sur le chemin, s’égarent en tremblant.

L’histoire se répète depuis tant de temps, toujours avec la même tristesse, les mêmes odeurs rances, les mêmes sourires convenus, appliqués, indifférents.
Sans importance.

Les pas se font plus lourds avec l’âge.
Avancent-ils vraiment ?
Pourquoi cette démarche insoumise qui les fait trébucher ?

Et puis la nuit vient, pugnace et épaisse.
Affolante, effrayante.
Le bout du sentier qui s’éloigne, fuit au-delà des fourrés.

L’envie de ne plus croire à demain, de plus croire en rien, de laisser faire les heures gourmandes qui dévorent sans compter nos faiblesses.

Alors, s’asseoir. Réfléchir en soufflant un peu.
Pourquoi ne pas dormir là pour guetter le soleil, attendre un autre matin plus serein ?
Retrouver des forces pour croire à nouveau en ce voyage.
L’avenir à besoin de leurs rêves.

Posté par letienne à 21:57 - - Commentaires [4] - Permalien [#]