Bel arbre!
Printemps étonnant;
Arbre magistral;
Moment d'égarement;
Baiser fatal...
Poète et muse
Poète, c'est assez. Auprès d'une infidèle,
Quand ton illusion n'avait duré qu'un jour,
N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle;
Si tu veux être aimé, respecte ton Amour!
Extrait de La Muse.(Poésie nouvelle)
Alfred de Musset.
Temps chagrin... Coeur chagrin...
J'ai fait la liste de ce qu'on ne sera plus
Quand tu danses, quand tu danses
Mais que deviennent les amoureux perdus
Quand tu danses, y songe-tu ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Amis non, ni amants, étrangers non plus
Quand tu danses, quand tu danses
Mais quel après, après s'être appartenus ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Je crois bien que j'aurai besoin de te voir
Quand tu danses, quand tu danses
Sans te parler, ni déranger, mais te voir
Quand tu danses, y songe-tu ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Et toutes les peines, toutes, contre une seule de nos minutes
Mais n'être plus rien après tant, c'est pas juste
Quand tu danses, y songe-tu ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Et j'ai fais la liste de ce qu'on ne sera plus
Mais que deviennent les amours éperdues ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Quand tu danses, y songe-tu ?
Coeur de Marie
Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaine
De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,
Épargne-toi du moins le tourment de la haine;
A défaut de pardon, laisse venir l'oubli.
Alfred De Musset. Poésies nouvelles.
Le printemps, en dépit de ses tourments et de ses colères, s'insalle doucement, à pas feutré dans le jardin de ma vie, abandonné à sa liberté insouciante, ma négligence récurrente.
Il y à tant à faire...
Les cerisiers sont blancs...
La sagesse du printemps sait guérir les blessures du temps qui posent des pièges sur notre chemin.
Toujours construire et garder la force d'être lucide, croire en son destin et faire au mieux avec les cartes que la vie distribue.
Ce matin, le cerisier sourit...
L'habitude, maladie de notre époque.
Quand la vie se cherche et fait mal par sa quête, fait mal dans la tête, le doute ouvre la porte.
Je me lève et je te bouscule
Tu n’te réveilles pas
Comme d'habitude
Sur toi je remonte le drap
J'ai peur que tu aies froid
Comme d'habitude
Ma main caresse tes cheveux
Presque malgré moi
Comme d'habitude
Mais toi tu me tournes le dos
Comme d'habitude
Alors je m'habille très vite
Je sors de la chambre
Comme d'habitude
Tout seul je bois mon café
Je suis en retard
Comme d'habitude
Sans bruit je quitte la maison
Tout est gris dehors
Comme d'habitude
J'ai froid, je relève mon col
Comme d'habitude
Comme d'habitude, toute la journée
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude je vais sourire
Comme d'habitude je vais même rire
Comme d'habitude, enfin je vais vivre
Comme d'habitude
Et puis le jour s'en ira
Moi je reviendrai
Comme d'habitude
Toi, tu seras sortie
Pas encore rentrée
Comme d'habitude
Tout seul j'irai me coucher
Dans ce grand lit froid
Comme d'habitude
Mes larmes, je les cacherai
Comme d'habitude
Comme d'habitude, même la nuit
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude tu rentreras
Comme d'habitude je t'attendrai
Comme d'habitude tu me souriras
Comme d'habitude
Comme d'habitude tu te déshabilleras
Comme d'habitude tu te coucheras
Comme d'habitude on s'embrassera
Comme d'habitude
Comme d'habitude on fera semblant
Comme d'habitude on fera l'amour
Comme d'habitude on fera semblant
Le film "Cloclo" est un très beau film. Un belle performance de Jérémie Rénier.
Une sobre démarche, élégante, avec de belles images et des lumières facinantes.
Bravo!
Un long silence pour ne pas disparaître entièrement.
Ma vie change. Mon avenir est à construire.
Je reviendrai.
Quel demain?
Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses voeux importuner le sort;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort.
Lamartine, Le Vallon, méditation cinquième. Octobre 1819.
Les violettes.
Une fine douceur enveloppe le délicat matin qui montre sa main. L'air est auréolé d'une joyeuse rosée. Le ciel se farde sous un léger voile que le soleil touche à peine.
Quelques pas dehors pour flâner, observer l'emprunte que vient faire le printemps, tout juste caché derrière la haie.
Des violettes, de moins en moins discrètes, font leur toilette avec les gouttelettes cristallines et bombées, posées sur les brins d'herbe encore engourdis.
Je ne regrette plus ma nuit trop courte, déjà évanouie: le spectacle est charmant...
Ce printemps que je devine à peine,
C'est toi mon amour
En robe de velours,
C'est ton clin d'oeil... Je t'aime!
La passe.
Non! Dit-elle bien fort, je ne suis pas esclave!
Peu importe ma vie, mes malheurs, mes soucis,
Hors la mort, ma douleur et mes peurs, rien n'est grave.
Les yeux fermés, la nuit, une lumière luit...
Tu vois, je vends mon corps mais toujours pas mon âme.
Il me faut bien manger même si c'est mon drame!
Pose ton argent sur la table de chevet
Avant de retourner près de ton épousée.
Va, et surtout oublie tes remords quand tu sors.

















