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Mes yeux se perdent dans le ciel encore étoilé...

 

La lumière glisse, frêle femme si blanche,

Sur la terre drapée,

Sur la terre gelée.

Des épines s’immiscent, aigres, dans mes manches.

 

Est ce moi qui tremble ou bien ce fou novembre ?

 

La colline frémit dès que luit le soleil

Dans le cœur des hommes aux yeux lourds de sommeil.

Doucement des cris et des rires embellissent

La terre aux allures de jeune femme ronde,

En cette fin d’automne elle ôte sa pelisse...

Cet étrange Pérou est bien un autre monde !

 

Est ce moi qui tremble ou ce voyou novembre ?

 

La nuit sage est partie, je la vois, elle danse,

Enfin tinte ta voix

Et tous les bruits de joie...

Ils montent de nos jeux, poursuivent notre enfance.

 

Mes yeux te cherchent dans mon doux rêve éveillé...

 

Alors la vie chemine en moi, juste pour toi.

J’apporte en ce jour clair mes rires et mon cœur,

Je respire ce moment frais, joyeux et fort,

Offert, grâce à mes mots, à ton âme bonheur.

Il est utile et simple de s’aimer encore.

Ce matin là, mes yeux heureux ne voient que toi...

 

Est ce toi qui tremble ou moi qui deviens tendre ?

 

Le soleil rougit, fier, j’écoute, je me penche,

Touche le sol voilé,

Caresse la gelée...

Mes épines perdues, ah ! voilà ma revanche !

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