Il y a, dans cette fin d'hiver, des ombres silencieuses qui récitent des poèmes délicieux.

Les arbres nus dansent, virevoltent, singent avec obstination les revers austères des jours trop courts, glacés et rugueux. Le soleil s'invente une raison à défaut d'annoncer la belle saison.

Pourtant, à bien y regarder, nous devinons des petits bourgeons, précieux prémices d'un doux renouveau. La renaissance n'est pas loin. La sève s'élève doucement vers la lumière... Déjà j'entends le vrombissement audacieux des bourdons!

branches