roses léo

L’été se fait lourd au rythme de nos silences.
La chaleur oscille avec arrogance
sur les pétales des rosiers.

La terre se tait.
Le jour soupire.
Les ombres s’égarent sous les arbres fatigués.

Les rires de la pluie ?
Les rires de la pluie, n’en parlons plus.
Ils ont déserté le jardin desséché, abimé.

Même nos regards s’essoufflent derrière nos lunettes noires,
le temps de nous apprendre l’art de la sieste…

Viens, allons sous le tilleul,
goûter au peu de fraîcheur
tapie sous son feuillage clairsemé.

Viens, allons attendre la nuit,
un bon livre à la main.

 

amélanchiers