Voilà ma nouvelle maison...
C'est dans ce nouvel espace que vous serez les bienvenus...
A bentôt, pour d'autres aventures.
C'est dans ce nouvel espace que vous serez les bienvenus...
A bentôt, pour d'autres aventures.
Chauds, beaux,
Les jours se sèment
Au grès du temps,
Comme des absences
Lumineuses.
Ils claquent
Au vent,
Etendards
Rêvés,
Un peu farfelus.
Je souris et tu ris,
Sous le soleil
Malicieux,
Même pas voilé,
En attente de détente.
Le soir venu
Tu m’enchantes,
Mi transparente,
Mi amusante…
Je ris et tu souris !
La nuit est là,
Pour blanchir
De fraîcheur
Le bleu refuge
De tes bras !
La nuit…
Voyageur ébloui par les silences, la nuit ;
Au fil du jour rugueux, étourdi de sommeil ;
Drapés d’un lourd effroi et pourtant indécis ;
Silencieux et affolé, tout tremblant, je veille.
C’est une nuit de peur, loin des matins heureux.
Une nuit épreuve comme beaucoup d’autres,
Où le cœur se serre car c’est une nuit de gueux.
Il faut faire s’enfuir les macabres apôtres…
Faire taire leurs longs discours au goût de duel,
Leurs bavardages gorgés de haine et de fiel,
Construire autre chose avec au centre la vie.
Les heures bleues traînent, le jour à venir peine.
L’un ou l’autre… Et voilà la vie incertaine !
De la théorie du choix je ne suis pas l’ami…
La solitude des matins froids
inonde mes chemins amers
de ses silences brumeux.
Mes pas traînent sur la jetée,
là où rien ne se jette.
Ni le temps mordu.
Ni les espoirs perdus,
Noirs et déçus.
Plus loin,
La falaise de craie fine et fragile,
meurt sur l’horizon confus
qui laisse pleurer mon cœur.
Le chant de la rouille,
dernier assaut des rancunes salées,
lèche et use la froide balustrade
comme autant de caresses maladroites.
La nuit atteint la fin du jour.
Des pas légers.
Des rires étouffés.
Des silences
justes un peu grisés
par le froid égaré dans le piaillement des oiseaux
affamés.
La nuit à mis son chapeau gris,
a coiffé ses sourcils sauvages
pour chasser l’ennui.
La brume de taffetas s’est envolée de la colline
toute brune,
cheval de hasard,
la crinière au vent.
Alors les arbres en lisière ont souri à la vigne,
dans un étonnant bouquet de lumière...
Ton baiser dans le cou
a étouffé le chant fugace du vent mordant,
à la dérive dans les branches nues des arbres.
Le soleil encore blanc,
Traine les pieds dans les vignes endormies…
L’hiver s’attarde en silence,
Baisse les yeux.
Sans voir l’oubli qui enveloppe la solitude…
Un reste de grappe de raisin…
La proie facile des corbeaux drapés de noir,
Sentinelles de la misère.
Le monde détourne le regard,
S’enlise dans son indifférence,
S’étourdit de futilités.
Tant n’ont plus rien,
Si peu ont tout.
Les corbeaux s’avancent
Avec toujours
La même arrogance…
Les vignes se reposent sous le soleil à la dérive,
comme un chat malade.
Rien ne tremble, même pas le ciel bleu.
Dans cette lumière languissante,
nos pas dessinent sur le chemin des taches étranges de poussière
épaisse.
Humide.
Le froid est partout autour de tes yeux.
Un rire s’engouffre dans tes cheveux…
éparpille des étincelles endormies dans l’air immobile.
Quand vibre sous le soleil le chemin
Quand s’éclaire mon cœur enchâssé entre tes mains
Quand vibre l’étonnant bleu de la nuit
Quand bascule le temps sous la lune qui sourit
Quand respirent tes rêves et mes songes
Quand chavirent nos corps hors du mensonge
Quand l’automne s’efface dans un effeuillage plein d’audace
Quand la nuit n’est définitivement plus une menace
Enfin je suis libre !